Le dynamisme des métropoles régionales

Le dynamisme des métropoles régionales

Les décisions d’implantation en régions, sur des surfaces supérieures à 5 000 m2 de bureaux, avaient déjà marqué l’année 2013 par leur score.

La tendance s’est amplifiée au cours de 2014. Si le public et le parapublic se révèlent souvent à l’origine de ces mouvements, plusieurs entreprises privées y ont aussi participé.

Lyon, toujours n°1 des > 5 000 m2 de bureaux, n’est plus la seule métropole régionale à capter des prises à bail d’envergure. Arrivées plus tardivement au palmarès, Marseille et Toulouse engrangent aussi de bons résultats tandis que Bordeaux, nouveau venu, s’inscrit durablement dans ce registre. Lyon conserve une bonne longueur d’avance et bénéficie aujourd’hui de plusieurs quartiers d’affaires dont La Part-Dieu, Confluence et Gerland. Trois opérations (EDF, RTE, Sanofi) exprimées sur Gerland totalisent plus de 50 000 m2 de bureaux. De son côté, La Part-Dieu, grâce à son architecture verticale, enregistre depuis toujours des implantations sur un espace ramassé. La tour Incity a notamment été retenue pour 40 000 m2 par la Caisse d’Epargne, Rhône-Alpes et la SNCF. Ce quartier s’enrichit également de bâtiments d’une dimension moindre permettant l’accueil de sociétés comme Amallia en tant que propriétaire-occupant d’un bâtiment de 5 000 m2. La Capitale des Gaules dispose aussi d’autres sites tertiaires comme Ecully où Seb s’agrandit de 7 000 m2.

Toulouse peut se féliciter de ses liens historiques avec Airbus qui emménagera, à la fin 2015, dans un siège de 17 000 m2 à Blagnac.
A la même période, toujours à Blagnac, sera livrée la première tranche (11 000 m2) du siège d’Akka, tandis que Safran s’y installera sur 25 000 m2. Le dynamisme du tissu économique de la ville rose se mesure aussi à des transactions de sociétés de services avec des surfaces moyennes sur d’autres sites (Balma, Colomiers, Borderouge...) : CGI France (4 746 m2), Cegedim Activ (3 385 m2).

Marseille capitalise sur les projets en front de mer d’Euroméditerranée qui accueille des administrations en recherche de regroupement et de modernisation, d’où le succès de La tour La Marseillaise en cours de construction. Son principal occupant sera, sur 16 000 m2, la Communauté urbaine. De son côté la Ville de Marseille a retenu Euromed 2 pour s’établir sur 11 000 m2.

Bordeaux nouvelle venue dans le club des > 5 000 m2 en régions, est une ville en pleine production de foncier tertiaire. Côté gare Euratlantique, les premiers utilisateurs seront la Caisse d’Epargne Aquitaine sur 12 000 m2, GDF Suez sur 10 000 m2, la Sncf sur 4 000 m2. Autre territoire en mutation, les Bassins à Flots où le Crédit Agricole s’est positionné pour un siège de 12 000 m2 dont la livraison est prévue en 2017. Quant à Thalès, elle va regrouper plusieurs sites sur 58 000 m2 à Mérignac.

Lille, dans le peloton de tête depuis la création d’Euralille, n’a pas connu ces derniers temps de prises à bail de grand gabarit. En revanche, plusieurs parcs, dans l’environnement de la capitale nordique, prospè- rent grâce à des Pme très actives.

Nice a su attirer, depuis quelques années, dans le secteur de l’Arenas, les grands « classiques » comme Caisse d’Epargne, Communauté urbaine. A Villeneuve Loubet, Amadeus succède à Texas Instruments comme propriétaire-occupant de 20 000 m2 tout en conservant son siège de Sophia Antipolis.

D’une manière générale, les quartiers des gares d’une vingtaine de métropoles vont connaître, au cours des prochaines années, l’arrivée de sociétés en émergence ou qui y regrouperont leurs services. Le processus est déjà engagé à Montpellier, Nancy, Nantes, Metz, Rennes. Plusieurs de ces villes exposeront leurs potentialités au cours du Mipim. Un dynamisme qui bat en brèche le déclinisme affiché avec complaisance par divers auteurs.

Source : La Lettre M2


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